Chinese massage
Il est des expériences que l'on est pas prêt d'oublier, des expériences qui marquent le corps et l'esprit parfois plus que l'on ne l'imagine.
Une semaine difficile, un voyage fatiguant, le vendredi soir fut pour moi l'occasion de tester pour la première fois un massage chinois.
Entre le plaisir extrême et la souffrance extrême, de nouvel partie de mon corps sont apparues à mon entendement, réveillées par la douleur. D'autres ne m'ont jamais parues aussi agréable. J'apprends du même coup deux nouveaux mots chinois : douloureux et agréable.
Ma mère russe s'inquiète un peu de m'avoir emmener ici, elle m'entend chanter à mesure que le massage se prolonge entre les mains de ce faux aveugle. Il m'ausculte evidemment, et me dit que je mériterai bien ces choses là, qui font du bien au dos.
Je décline d'abord, méfiant. Puis je sens au fond de moi grandir cette curiosité, curiosité qui ne m'étais plus apparue depuis un moment. Je la sens titiller mon goût des nouvelles choses, des découvertes, des aventures. Je m'en vais pour un voyage au coeur des traditions et de la culture, au coeur de la vie chinoise, je deviens chinois pour un moment en faisant alors ce qu'ils ont l'habitude de faire.
Je m'allonge donc de nouveau sur la table, j'ai juste le temps d'apercevoir ce qu'ils font avant de regarder le sol au travers de la table de massage. Je sens la chaleur puis ce sentiment de suçion, d'extension de ma peau, tirée, tirée au delà de ce que j'eu pu imaginer. Pourtant je n'ai pas mal, non, je n'ai pas mal. A vrai dire je ne sais pas quoi penser. Je vous l'ai dis, entre la douleur et le plaisir.
Je reste là sans pouvoir bouger, un témoin privilégiée prend des photos ; à vrai dire on est plus inquiet pour moi, que je ne peux l'être là allonger sans bouger. C'est vrai au pire j'ai d'affreuses cicatrices, je m'en fiche pas mal.
Les globes de verres qui enfermaient ma peau sont retirés, doucement je bouge alors le dos et découvrent dans le miroir le travail de mon bourreau et bienfaiteur. D'énormes suçons couvrent à présent mon dos. Ils forment d'énormes bosses, en passant lentement ma main dessus. Je bouge doucement. J'ai une sensation de chaleur et d'engourdissement du coul aux épaules jusqu'au bas du dos.
Etrange, etrange je vous dis. Mais n'est ce pas ça l'aventure, le goût de l'étrangeté, du frisson ? Je vous l'ai dis, certaines aventures marquent bien plus le corps etl'esprit que l'on ne l'imagine !