First time (2)
Une chance, c’est une réelle chance de pouvoir voyager. Une chance de pouvoir vivre la différence, une chance de pouvoir comprendre le monde, une chance de créer des souvenirs impérissables.
5 mois c’est un souffle ; le temps d’inspirer profondément au Togo, me voilà reparti à l’autre bout du monde dans le pays où vit 1/5ème de la population mondiale, la Chine. De l’africain à l’asiatique, j’imagine vivre deux extrêmes ; la douceur togolaise confrontée à la fourmilière chinoise.
Je me trompe tellement. La Chine est une fourmilière, tout prend une dimension faramineuse, ce n’est plus à taille d’homme. Pourtant au milieu de cette folie furieuse, si l’on prend le temps de faire le clown pour commander des patates sautées sans un mot de mandarin, on parvient à décrocher un sourire ravageur, spontané, chaleureux, de la part de la jeune cuisinière.
Prendre le temps de s’arrêter, voilà surement la chose qui donne le plus de satisfaction au voyageur. C’est prendre le temps de voir et d’écouter, de vivre et donc de partager avec des gens aux habitudes si différentes.
S’adapter. Voyager c’est apprendre à vivre autrement, vivre selon le rythme local sans toujours y parvenir. C’est se réveiller à 3 h du matin avec une pêche d’enfer, ne pas se rendormir, et passer une longue, très longue journée. C’est haïr les poules africaines le matin, autant que les cris des étudiants de première année qui font leurs exercices militaires.
Je suis pourtant comme un poisson dans l’eau ; plongé dans la différence, je veux juste profiter de tout cet océan inconnu, qui chaque jour révèle peu à peu ces mystères.